La collecte de données sur les sites web est-elle légale ? Guide des bonnes pratiques

Dernière mise à jour le November 28, 2025

« Est-ce qu’on a vraiment le droit d’extraire des données sur les sites web ? » — c’est LA question qui revient sans cesse dans les discussions avec les équipes commerciales, opérationnelles ou marketing. Aujourd’hui, l’extracteur web est partout : génération de leads, veille concurrentielle, analyse de marché… Pas étonnant que tout le monde veuille une réponse claire. Mais la vérité ? Le cadre légal, c’est un vrai casse-tête, aussi flou qu’un matin brumeux à Séoul. Un jour, un tribunal autorise l’extraction de données publiques, le lendemain, un autre la considère comme « collecte illégale ». Pas étonnant que beaucoup hésitent à se lancer.

Le constat est simple : plus des deux tiers des entreprises utilisent l’extraction web pour leurs analyses ou leurs projets IA, et s’en servent pour surveiller les prix. Mais avec des procès très médiatisés comme LinkedIn contre hiQ Labs, la pression monte d’un cran. Alors, comment profiter de la richesse des données web sans se retrouver dans une galère juridique ? On va décortiquer ensemble les règles, les points de conformité et les bons réflexes à adopter. Et bien sûr, je te montre comment rend l’extraction conforme bien plus simple.

Comprendre le cadre légal : l’extraction de données web, c’est permis ou pas ?

Soyons directs : la légalité de l’extraction web dépend de ce que tu récupères, de ta méthode et de ta localisation. Il n’existe pas de loi universelle qui dit « c’est légal » ou « c’est interdit ». On navigue dans un patchwork de règles : lois anti-piratage, protection de la vie privée, droits d’auteur, conditions d’utilisation des sites ().

Voici les critères clés pour savoir si ton projet d’extraction est dans les clous :

  • Données publiques ou privées : Extraire ce qui est accessible à tous (sans login ni paiement) est généralement plus sûr. Si tu vas chercher derrière un identifiant, tu t’aventures en zone rouge.
  • Type de données : Les infos personnelles (noms, emails, profils sociaux) ou les contenus protégés (articles, images) sont bien plus risqués à extraire que des infos factuelles (prix, caractéristiques produits, annuaires d’entreprises).
  • Usage prévu : Utiliser les données en interne (analyse, recherche) est bien moins risqué que de les republier ou de les vendre.
  • Respect des règles du site : Ignorer les conditions d’utilisation ou le fichier robots.txt peut te causer des soucis, même si les données sont publiques.
  • Méthode technique : Extraire à un rythme humain et ne pas contourner les protections (CAPTCHA, blocages IP) te met sur un terrain plus safe. web-scraping-legality-zones.png(https://strapi.thunderbit.com/uploads/webscrapinglegalitysafevsriskzones_6ee3935a34.png) En résumé ? Extraire des données publiques et non personnelles pour un usage interne est largement toléré dans beaucoup de pays, mais il y a des exceptions sérieuses — surtout sur la vie privée, les droits d’auteur et l’intensité de l’extraction ().

Cadre légal de l’extraction de données : tour d’horizon des grandes réglementations mondiales

us-eu-china-canada-uk-australia-flags.png Petit panorama des règles majeures autour de l’extraction web :

États-Unis : CFAA, droits d’auteur et contrats

  • Computer Fraud and Abuse Act (CFAA) : Cette loi anti-piratage interdit l’accès non autorisé à un système informatique. Mais les tribunaux ont précisé que l’extraction de sites publics ne viole pas la CFAA, car il n’y a pas besoin d’« autorisation » ().
  • Cas emblématique : Dans hiQ Labs v. LinkedIn, la cour a jugé que l’extraction de profils publics LinkedIn ne violait pas la CFAA. LinkedIn pouvait quand même poursuivre pour non-respect des conditions d’utilisation ou contrefaçon.
  • Autres risques : Si tu extrais de façon trop agressive (comme le bot dans eBay v. Bidder’s Edge avec 100 000 requêtes/jour), tu peux être poursuivi pour « atteinte à la propriété » — c’est-à-dire perturber les serveurs d’autrui ().

Union européenne : RGPD et droits sur les bases de données

  • RGPD : Le Règlement Général sur la Protection des Données s’applique même aux données personnelles publiques. Si tu collectes des infos identifiantes, il te faut une base légale (consentement ou intérêt légitime) et respecter des règles strictes.
  • Directive sur les bases de données : L’UE protège aussi les bases de données dans leur ensemble. Extraire une « partie substantielle » d’une base structurée (ex : tous les biens d’un site immobilier) peut enfreindre ces droits, même si les faits individuels ne sont pas protégés ().

Royaume-Uni : UK GDPR et Data Protection Act

  • UK GDPR : Depuis le Brexit, les règles britanniques sont proches de celles de l’UE. Extraire des données publiques et non personnelles est généralement autorisé, mais la collecte de données personnelles est très encadrée.
  • Computer Misuse Act : Comme la CFAA, cette loi peut sanctionner l’accès non autorisé.

Chine : PIPL et loi sur la sécurité des données

  • Personal Information Protection Law (PIPL) : Nécessite le consentement pour collecter des données personnelles. Extraire des infos personnelles sur des sites chinois sans autorisation est strictement interdit.
  • Loi sur la sécurité des données : Sert à réprimer l’extraction qui porte préjudice aux détenteurs de données ou crée une concurrence déloyale.

Autres régions

  • Canada, Australie, APAC : La plupart ont des lois anti-piratage et des règles de confidentialité proches de l’UE/Royaume-Uni. Toujours vérifier la législation locale avant d’extraire.

À retenir : Le plus safe, c’est d’extraire des données publiques et non personnelles pour un usage interne, et de toujours checker les règles en vigueur dans ton pays ().

Checklist conformité : comment s’assurer que ton extraction de données est légale ?

Avant de te lancer, passe en revue cette checklist :

  1. Lis les conditions d’utilisation du site : Si elles interdisent l’extraction, arrête ou demande une autorisation ().
  2. Limite-toi aux données publiques : N’extrais rien derrière un identifiant ou un paywall sans autorisation explicite.
  3. Vérifie le robots.txt : Va sur site.com/robots.txt pour voir si certains espaces sont interdits aux robots. Ce n’est pas juridiquement contraignant, mais c’est une question de respect.
  4. Évite les données personnelles : Ne collecte pas de noms, emails ou infos sensibles sans base légale et plan de confidentialité.
  5. Ne copie pas de contenu créatif : Reste sur les faits et données brutes. Republier des articles, images ou de larges extraits peut te causer des soucis.
  6. Utilise les API officielles si dispo : C’est plus sûr et souvent plus stable.
  7. Sois modéré : N’inonde pas les serveurs. Extrais à un rythme humain et ne contourne pas les protections techniques.
  8. Documente ta démarche : Garde une trace de ce que tu as extrait, quand et pourquoi. Pratique en cas de contrôle.
  9. Sois prêt à arrêter : Si tu reçois une mise en demeure, stoppe tout de suite et réévalue la situation.

Les pratiques conformes de Thunderbit : extraire des données en toute sécurité et fiabilité

Dès le début, a mis la conformité au cœur de son produit. Voici comment Thunderbit t’aide à rester dans les clous :

  • Extraction via le navigateur : Thunderbit ne récupère que ce qui est visible dans ton navigateur — pas d’appels API cachés, pas de contournement de connexion. Si tu ne le vois pas, Thunderbit ne l’extrait pas ().
  • Alertes intégrées : Si tu tentes d’extraire sur un site très protégé, Thunderbit te prévient. C’est comme avoir un expert conformité à côté de toi.
  • Suggestions IA de champs : L’IA de Thunderbit analyse la page et ne propose que les champs pertinents — pour éviter de collecter par erreur des données sensibles ou inutiles ().
  • Rythme humain : Que ce soit en local ou dans le cloud, Thunderbit adapte la cadence pour ne pas surcharger les serveurs.
  • Aucune donnée stockée sur nos serveurs : Tes données extraites t’appartiennent — Thunderbit n’en garde aucune copie, parfait pour la confidentialité.
  • Exports adaptés à la conformité : Exporte direct vers Google Sheets, Excel, Airtable ou Notion — idéal pour un usage interne.
  • Gestion des sous-pages et de la pagination : Thunderbit navigue sur les sites comme un vrai utilisateur, en cliquant sur les pages et sous-pages sans forcer les accès.
  • Extraction programmée responsable : Planifie des extractions à intervalles raisonnables, sans solliciter le site à outrance.
  • Support multilingue : L’interface Thunderbit est dispo en 34 langues, pour rendre la conformité accessible partout.

En bref, Thunderbit « intègre la conformité dans le produit », pour te guider vers une extraction responsable — même si tu n’es pas juriste ().

Extraction de données vs réutilisation : où est la limite légale ?

scraping-vs-reuse-copyright-risk.png Extraire des données pour un usage interne, ce n’est pas pareil que de les republier, les revendre ou les réutiliser autrement. Voici où la frontière devient claire :

  • Usage interne : Extraire des données publiques pour analyse interne (prospection, veille tarifaire) est généralement safe — à condition de ne pas collecter de données personnelles ou d’enfreindre la vie privée.
  • Redistribution ou revente : Republier des données extraites (sur ton site, dans un produit ou à la vente) peut entraîner des poursuites pour droits d’auteur, droits sur les bases de données ou rupture de contrat.
  • Droits d’auteur & bases de données : Aux États-Unis, les faits ne sont pas protégés, mais la sélection ou l’organisation des données peut l’être. Dans l’UE/Royaume-Uni, extraire une « partie substantielle » d’une base peut violer les droits sui generis.
  • Usage équitable : La loi américaine autorise parfois le « fair use » (commentaire, analyse), mais copier-coller de larges extraits n’est presque jamais justifié.
  • Attribution : Cite toujours tes sources si tu publies des données extraites — mais l’attribution ne rend pas légal ce qui ne l’est pas.
  • Ne vends pas de données brutes : Revendre des jeux de données non modifiés est particulièrement risqué. Utilise-les pour générer des analyses, pas comme produit fini.

Conseil pro : Utilise les données extraites pour l’intelligence interne et la prise de décision. Si tu dois les partager, agrège ou transforme-les, et vérifie toujours si une autorisation est nécessaire ().

Études de cas : comment limiter les risques juridiques ?

Quelques exemples concrets — rien de mieux que l’expérience des autres pour comprendre la conformité :

LinkedIn vs hiQ Labs

  • Contexte : hiQ Labs a extrait des profils publics LinkedIn pour analyser le turnover des employés. LinkedIn a tenté de bloquer l’accès, mais la cour a jugé que l’extraction de données publiques n’enfreignait pas la CFAA.
  • Leçon : Extraire des données publiques est défendable aux États-Unis, mais il faut rester vigilant sur les conditions d’utilisation et la vie privée ().

eBay vs Bidder’s Edge

  • Contexte : Bidder’s Edge a extrait massivement les annonces eBay (100 000 requêtes/jour), violant les conditions et le robots.txt. La cour a ordonné l’arrêt pour « atteinte à la propriété ».
  • Leçon : Même l’extraction de données publiques peut être illégale si elle est trop agressive ou enfreint les règles du site ().

Facebook (Meta) vs Power Ventures

  • Contexte : Power Ventures a extrait des données Facebook avec le consentement des utilisateurs, mais a continué après le blocage de Facebook. La cour a jugé qu’il s’agissait d’un « accès non autorisé ».
  • Leçon : Si le propriétaire du site te demande d’arrêter, tu dois cesser immédiatement — sinon tu risques de violer la loi.

Exemples de conformité réussie

Beaucoup de comparateurs de prix en Europe opèrent légalement en extrayant uniquement des données factuelles, en respectant les refus et sans aspirer toute la base. L’absence de poursuites montre que respecter les données publiques, non personnelles et les règles du site fonctionne.

Comment Thunderbit aide

Les alertes, limites de fréquence et l’approche « navigateur » de Thunderbit auraient permis d’éviter pas mal de ces erreurs — en signalant les sites à risque et en imposant une extraction respectueuse par défaut.

Auto-checklist de conformité pour l’extraction de données en entreprise

Voici une checklist pratique pour auditer ton prochain projet :

  • Les données sont-elles publiques ? (Pas de connexion requise)
  • Que disent les conditions du site ? (Clauses anti-extraction ?)
  • As-tu vérifié le robots.txt ? (Section ciblée interdite ?)
  • Collectes-tu des données personnelles ? (Si oui, plan de confidentialité ?)
  • Extrais-tu une grande partie du site ? (Évite d’aspirer toute la base)
  • Quel est ton objectif ? (Usage interne = plus sûr ; réutilisation publique = plus risqué)
  • Extraction modérée ? (Rythme humain, pas de contournement technique)
  • As-tu cherché une API ? (À utiliser si dispo)
  • Prêt à arrêter si demandé ? (Plan en cas de mise en demeure)
  • Comment stockes-tu les données ? (Accès limité, confidentialité assurée)
  • Documentes-tu ta démarche ? (Pour la conformité)

Si tu réponds « non » ou si tu as un doute, fais une pause et clarifie avant d’aller plus loin ().

Exemple de workflow conforme pour les utilisateurs Thunderbit

thunderbit-ai-web-scraper-chrome-extension.png Voici comment se déroule une extraction conforme avec Thunderbit :

  1. Vérification préalable : Consulte le robots.txt et les conditions d’utilisation du site. Pas d’interdiction ? C’est parti.
  2. Ouvre Thunderbit : Va sur la page cible et lance l’.
  3. Suggestions IA : Laisse l’IA de Thunderbit recommander les champs pertinents et non sensibles. Vérifie qu’aucune donnée personnelle n’est incluse sans base légale.
  4. Personnalise les champs : Ajuste les colonnes et types de données — ne collecte que l’essentiel.
  5. Extraction : Clique sur « Extraire ». Thunderbit collecte à un rythme humain, en respectant la structure du site.
  6. Extraction de sous-pages : Si besoin, utilise la fonction sous-pages pour enrichir tes données — toujours sur des infos publiques.
  7. Export : Envoie tes données direct vers Google Sheets, Excel, Airtable ou Notion pour analyse interne.
  8. Planification (optionnel) : Programme des extractions à intervalles raisonnables — jamais trop rapprochés.
  9. Documentation : Garde une trace de ce que tu as extrait, quand et pourquoi.

L’interface Thunderbit t’alerte à chaque étape en cas de point de conformité — tu n’es jamais dans le flou.

Conclusion & recommandations clés : exploiter la valeur des données en toute sécurité

L’extraction web, c’est un vrai booster pour la croissance — mais ce n’est pas le far west. Le cadre légal est complexe, mais les bases sont simples :

  • Privilégie l’extraction de données publiques et non personnelles pour un usage interne.
  • Vérifie toujours les conditions du site, le robots.txt et la législation avant de commencer.
  • Évite d’extraire des données personnelles ou du contenu protégé sans base légale et plan de confidentialité.
  • Utilise des outils conformes comme pour guider ta démarche et limiter les risques.
  • Documente ton process et sois prêt à arrêter si on te le demande.

En faisant de la conformité une habitude, tu peux profiter de la valeur des données web — sans prise de tête juridique. Et pour voir à quel point l’extraction conforme peut être simple, . Ton équipe juridique (et ton futur toi) te remerciera.

Pour aller plus loin sur l’extraction web, la conformité et l’automatisation, va jeter un œil au .

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FAQ

1. Est-ce légal d’extraire des données de n’importe quel site ?
Pas toujours. Extraire des données publiques et non personnelles pour un usage interne est généralement autorisé dans beaucoup de pays, mais extraire des données personnelles, du contenu protégé ou des infos derrière un identifiant peut être risqué, voire illégal. Vérifie toujours les conditions du site et la législation locale avant de te lancer ().

2. Quelle différence entre extraction et réutilisation des données ?
L’extraction, c’est collecter les données ; la réutilisation, c’est les publier, les vendre ou les distribuer. L’usage interne est bien plus safe. Republier ou vendre des données extraites peut entraîner des poursuites pour droits d’auteur, droits sur les bases de données ou rupture de contrat ().

3. Comment Thunderbit aide-t-il à rester conforme ?
Thunderbit n’extrait que ce qui est visible dans ton navigateur, t’alerte sur les sites à risque, suggère des champs pertinents (non sensibles) et adapte la cadence pour ne pas surcharger les serveurs. Il ne stocke pas tes données et ses options d’export sont pensées pour un usage interne ().

4. Que faire si je reçois une mise en demeure ?
Arrête tout de suite l’extraction et réévalue ton projet. Continuer après une demande expresse peut transformer une zone grise en infraction claire aux lois anti-piratage ou aux contrats ().

5. Puis-je extraire des données personnelles si elles sont publiques ?
Pas sans base légale. Les lois sur la vie privée comme le RGPD ou la CCPA s’appliquent même aux données personnelles publiques. Il te faudra un consentement ou un intérêt légitime solide, et tu devras traiter les données de façon responsable ().

Ce guide est là pour t’informer, pas pour remplacer un vrai conseil juridique. Pour des projets complexes ou sensibles, consulte un avocat spécialisé dans la protection des données de ta juridiction.

Pour aller plus loin

Shuai Guan
Shuai Guan
Co-founder/CEO @ Thunderbit. Passionate about cross section of AI and Automation. He's a big advocate of automation and loves making it more accessible to everyone. Beyond tech, he channels his creativity through a passion for photography, capturing stories one picture at a time.
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