8 h, un mardi. Le café fume encore et le pouce fait déjà défiler la boîte de réception. Cette scène, des milliards de personnes la rejouent chaque matin — et c'est précisément ce qui explique pourquoi l'e-mail tient toujours le haut du pavé en 2026. Pendant que d'autres canaux vont et viennent au gré des modes, le courriel continue d'alimenter les ventes en silence, de nourrir les leads et d'afficher un retour sur investissement qui laisse la concurrence loin derrière. Près de 4,5 milliards de personnes utilisent l'e-mail, et chaque dollar investi dans l'email marketing en rapporte 36 en moyenne (environ 33 €). Le genre de chiffre qui suffit à faire dresser l'oreille d'un directeur financier.
Après des années passées dans le SaaS, l'automatisation et l'IA, on finit par voir les tendances se succéder. L'e-mail, lui, ne bouge pas — ou plutôt, il évolue sans jamais perdre sa place, en trouvant chaque année de nouvelles manières de créer du lien et de convertir. Pour un marketeur, un commercial ou un dirigeant, garder un œil sur les dernières statistiques de l'email marketing n'est pas un luxe : c'est souvent ce qui sépare une campagne moyenne d'une campagne qui marque. Voici donc les chiffres et tendances les plus à jour pour 2026, et ce qui fait réellement la différence dans les boîtes de réception du monde entier.
Vue d'ensemble : statistiques de l'email marketing en 2026
Commençons par les chiffres qui sautent aux yeux — ceux qui donnent envie d'écrire à son équipe marketing pour demander : « Est-ce qu'on tire vraiment tout le potentiel de l'e-mail ? » Voilà ce qui dessine le paysage actuel.

- Portée mondiale : 4,6 milliards d'utilisateurs d'e-mail en 2025, avec une projection à 4,8 milliards d'ici 2027.
- Volume quotidien : 376 milliards d'e-mails envoyés chaque jour en 2025, avec une hausse prévue à 408 milliards d'ici 2027.
- Le champion du ROI : 36 $ de retour pour 1 $ dépensé (et jusqu'à 45 $ dans le retail et l'e-commerce).
- Adoption par les marketeurs : ~79 % des marketeurs placent l'e-mail dans leur trio de tête ; 65 % recourent à l'automatisation.
- Bascule mobile : 54 % des utilisateurs consultent surtout leurs e-mails sur smartphone ; plus de 60 % des ouvertures se font désormais sur mobile.
- Repères d'engagement : taux d'ouverture moyen de 30 à 35 % ; taux de clics de 2 à 3 %.
- Personnalisation et IA : 77 % des marketeurs personnalisent leurs e-mails ; 89 % s'attendent à des stratégies pilotées par l'IA d'ici 2026.
Pourquoi ces chiffres comptent ? Parce qu'ils dépassent le simple constat : ils servent de socle à une analyse marketing plus fine, à des campagnes plus percutantes et, soyons honnêtes, à de meilleurs arguments à dégainer lors de la prochaine réunion d'équipe.
Usage de l'e-mail : quelle est la taille de l'audience en 2026 ?

L'e-mail n'est pas seulement vivant : il se porte à merveille. En 2025, environ 4,6 milliards de personnes dans le monde y ont recours, soit près de 60 % de la population mondiale. Côté volume, on en envoie 376 milliards par jour, un chiffre qui devrait grimper à 408 milliards quotidiens d'ici 2027.
Les États-Unis caracolent en tête du volume (9,7 milliards par jour), mais le phénomène reste résolument mondial : l'e-mail est la langue commune des affaires, du commerce et — avouons-le — du fameux « Répondre à tous » qui tourne mal.
Habitudes quotidiennes : à quelle fréquence ouvre-t-on sa boîte de réception ?

Les gens sont littéralement scotchés à leur boîte de réception. 88 % des utilisateurs la consultent plusieurs fois par jour, et 81 % de la génération Z au moins une fois par jour. Mieux : 78 % des gens regardent leurs e-mails avant même de commencer à travailler, et 11 % le font avant de sortir du lit. (Je ne dirai pas que j'en fais partie, mais disons que mon téléphone me sert de réveil.)
Ce que ça veut dire pour les marketeurs ? Le timing fait tout. Les matinées de milieu de semaine (du mardi au jeudi, entre 9 h et 11 h, heure locale) constituent un créneau de choix pour vos campagnes. Avec une réserve : 44 % des consommateurs se désabonnent quand ils reçoivent trop d'e-mails — inutile donc d'en faire trop.
ROI de l'email marketing : le canal qui ne déçoit jamais

Parlons retour sur investissement — la statistique qui accélère le rythme cardiaque de tout marketeur. L'email marketing rapporte en moyenne 36 $ pour chaque dollar dépensé, et jusqu'à 45 $ dans certains secteurs. Face aux publicités sociales ou display, la comparaison tourne court : l'e-mail serait environ 40 fois plus efficace que les réseaux sociaux pour acquérir des clients.
Les chiffres par secteur ont de quoi impressionner eux aussi :
- Agences marketing : 42 $ pour 1 $
- Logiciels et tech : 36 $ pour 1 $
- Retail et e-commerce : 45 $ pour 1 $
D'où vient cette avance ? Coûts faibles, fort engagement et personnalisation à grande échelle. Même de légères améliorations — un meilleur ciblage, un meilleur timing — peuvent décupler les profits.
Quels leviers tirent le ROI vers le haut ?
Voici les ingrédients qui se cachent derrière ces rendements spectaculaires :
- Automatisation : les e-mails automatisés (séquences de bienvenue, rappels de panier) génèrent 320 % de revenus supplémentaires par message par rapport aux envois manuels. 65 % des marketeurs s'appuient déjà sur des flux automatisés.
- Segmentation et personnalisation : 65 % des campagnes segmentées affichent de meilleurs taux d'ouverture. 80 % des consommateurs achètent plus volontiers auprès de marques qui personnalisent.
- Pertinence et qualité du contenu : 59 % des consommateurs reconnaissent que les e-mails marketing pèsent sur leurs achats.
- Coûts structurellement bas : quand les dépenses sont minimes, même des conversions modestes dégagent de belles marges. Une étude de cas a relevé une hausse de 760 % du chiffre d'affaires imputable aux campagnes e-mail, simplement en investissant dans la constitution de listes.
Repères d'engagement : taux d'ouverture, de clic et de conversion

Où se situent vos e-mails par rapport au marché ? En 2026, le taux d'ouverture moyen tous secteurs confondus oscille entre 25 % et 35 %, tandis que le taux de clics (CTR) se loge généralement autour de 2 à 3 %.
Voici un aperçu des repères 2025-26 (Constant Contact) :
| Secteur | Taux d’ouverture | Taux de clic | Taux de rebond |
|---|---|---|---|
| Services technologiques | 26,8 % | 2,65 % | 12,5 % |
| Commerce de détail | 33,8 % | 1,11 % | 8,8 % |
| Restauration/alimentaire | 32,5 % | 0,81 % | 8,8 % |
| Immobilier | 33,8 % | 1,31 % | 13,8 % |
| Éducation | 39,5 % | 2,33 % | 9,3 % |

B2B contre B2C :
Si vos chiffres restent en deçà, c'est sans doute le moment de revoir la qualité de votre liste, votre contenu ou votre segmentation.
Ce qui influence l'engagement e-mail en 2026

- Nom de l'expéditeur et objet : 42 % des destinataires regardent d'abord le nom de l'expéditeur ; 34 % l'objet. Personnaliser l'objet peut faire grimper les ouvertures de 26 à 50 %.
- Pertinence du contenu : 56 % se désabonnent à cause de contenus hors sujet.
- Design et format : les e-mails pensés pour le mobile, aux mises en page claires et aux visuels soignés (GIF, vidéos) peuvent faire bondir le CTR de 300 %.
- Fréquence : 69 % des utilisateurs se désabonnent lorsqu'ils reçoivent trop d'e-mails.
Email marketing sur mobile : la bascule vers le smartphone

Des e-mails non adaptés au mobile en 2026, c'est presque les envoyer directement à la corbeille. 54 % des utilisateurs lisent surtout leurs messages sur mobile, et plus de 60 % des ouvertures se produisent sur smartphone. Chez la génération Z, la proportion monte à 67 %.
Le point à ne pas négliger : 50 % des gens suppriment un e-mail s'il n'est pas optimisé pour le mobile. Aïe.
Optimisation mobile : pourquoi elle pèse autant sur le ROI
- Les e-mails adaptés au mobile affichent des taux de clic 15 % plus élevés (Hostinger).
- 88 % des entreprises testent désormais leurs e-mails sur mobile.
- Le responsive design n'a plus rien d'une option : c'est ce qui sépare une vente d'un message balayé d'un coup de pouce.
Bonnes pratiques : misez sur des mises en page à colonne unique, des boutons larges, un texte concis, et prévisualisez toujours sur mobile avant d'envoyer. Vos pouces — et vos taux de conversion — vous diront merci.
Automatisation et IA : les moteurs discrets de l'email marketing
L'automatisation et l'IA dépassent le simple effet de mode : ce sont elles qui alimentent les campagnes e-mail les plus performantes de 2026.

- 65 à 78 % des marketeurs ont recours à l'automatisation (séquences de bienvenue, déclencheurs, campagnes de nurturing).
- 89 % des opérations de stratégie e-mail seront pilotées par l'IA d'ici 2026.
- Les e-mails automatisés génèrent 320 % de revenus supplémentaires par rapport aux campagnes manuelles.

Les fonctions d'IA les plus prisées concernent :
- La génération de contenu
- L'optimisation de l'heure d'envoi
- La segmentation et la personnalisation
Comment l'IA transforme l'analyse de l'email marketing
L'IA rebat les cartes de l'analyse marketing. Le machine learning sait prédire les meilleurs objets, offres et horaires d'envoi pour chaque segment. Les tests A/B pilotés par IA repèrent plus vite les versions gagnantes, et les analyses avancées détectent les tendances en temps réel.
- Les entreprises qui mobilisent l'IA pour l'e-mail enregistrent 13 % de CTR en plus et 41 % de revenus supplémentaires générés par ce canal.
D'ici 2028, 60 % des marques déploieront des agents IA autonomes pour leur marketing e-mail en tête-à-tête. Les robots ne sont pas en chemin : ils sont déjà là, et ils se débrouillent plutôt bien pour rédiger des objets.
Personnalisation et segmentation : la clé d'un engagement plus fort
La personnalisation et la segmentation ne sont pas de simples bonus : elles sont indispensables pour émerger du bruit ambiant.

- 77 % des marketeurs personnalisent leurs e-mails.
- 80 % des consommateurs achètent plus volontiers auprès de marques qui personnalisent.
- 65 % des marketeurs constatent de meilleurs taux d'ouverture avec des campagnes segmentées.
Les marketeurs exploitent des données démographiques, comportementales et d'achat pour ajuster leurs campagnes — un peu comme les recommandations Netflix, mais pour votre boîte de réception.
Des stratégies de segmentation qui marchent en 2026
- Segments comportementaux : acheteurs récents, paniers abandonnés, téléchargements d'e-book — les segments déclenchés doublent souvent les conversions.
- Démographiques et géographiques : âge, sexe, localisation — 66 % des marketeurs s'appuient sur les données d'âge.
- Selon les préférences : laissez vos abonnés choisir la fréquence ou les thèmes.
- Par valeur ou par niveau : les VIP reçoivent des offres exclusives ; les nouveaux venus, un parcours d'accueil.
Les e-mails segmentés peuvent dégager des taux d'ouverture et de clic supérieurs de 10 à 50 %. Plus le découpage est fin, meilleurs sont les résultats.
Email marketing B2B contre B2C : les chiffres qui pèsent
Comparer l'email marketing B2B et B2C, c'est un peu comme comparer des pommes et des oranges : les deux sont savoureux, mais chacun a sa saveur.
- B2B : ~15 % de taux d'ouverture, ~3,2 % de CTR, 42:1 de ROI, et 77 % des acheteurs préfèrent l'e-mail.
- B2C : ~19,7 % de taux d'ouverture, ~2,1 % de CTR, 59 à 60 % des consommateurs reconnaissent que les e-mails orientent leurs achats.
Repères sectoriels : à quoi ressemble un « bon » résultat dans votre domaine ?
Voici ce que « bon » signifie selon le secteur (Constant Contact) :
- Retail : >30 % d'ouvertures, ~1 à 2 % de clics
- Technologie et B2B : 20 à 25 % d'ouvertures, 3 à 4 % de clics
- Éducation : près de 40 % d'ouvertures, 2,3 % de clics
Au-dessus de ces seuils, vous faites partie des meilleurs. En dessous, il est temps de revoir votre stratégie.
Préférences des consommateurs et tendances comportementales
En 2026, les consommateurs réclament deux choses : de la personnalisation et du contrôle. 71 % attendent des e-mails personnalisés, et 76 % s'agacent quand ils n'en reçoivent pas. 60 % privilégient l'e-mail aux autres canaux pour échanger avec les marques.

Mais gare au piège du désabonnement :
- 69 % partent parce qu'ils reçoivent trop d'e-mails
- 56 % partent à cause de contenus hors sujet

Conseil de pro : laissez vos abonnés régler eux-mêmes la fréquence et les sujets. C'est un peu comme leur tendre la télécommande : ils resteront plus longtemps.
Le pouvoir des incitations : pourquoi les gens livrent leur e-mail
Vous voulez faire grossir votre liste ? Offrez quelque chose qui a de la valeur.

- 48 % des consommateurs donnent leur e-mail contre une réduction ou un coupon.
- 16 % s'inscrivent pour un accès anticipé ou du contenu exclusif.
Remises, contenu exclusif et offres en avant-première sont les sésames pour étoffer une liste. Pensez toutefois à tester ce qui séduit le plus votre audience : parfois, une newsletter irrésistible fait tout le travail.
Délivrabilité, spam et sécurité : faire en sorte que vos e-mails soient vus

Même le meilleur e-mail ne vaut rien s'il atterrit dans le spam. En 2025-26, 10 à 11 % des e-mails finissent dans les courriers indésirables à l'échelle mondiale. 48 % de l'ensemble des e-mails relevaient du spam en 2025, mais cette part devrait reculer à 43 % d'ici 2030. Le phishing demeure une menace : près d'un million de nouveaux sites de phishing ont vu le jour aux États-Unis au premier trimestre 2024.
Bonnes pratiques :
- Adoptez le double opt-in
- Authentifiez vos e-mails (SPF, DKIM, DMARC)
- Évitez les formulations trop racoleuses
- Tenez votre liste à jour
Tendances de sécurité : protéger les marques et les consommateurs
La confiance envers la marque reste déterminante. 8 milliards d'e-mails indésirables arrivent chaque jour dans les boîtes de réception américaines. Misez sur des dispositifs de sécurité comme le BIMI (Brand Indicators for Message Identification), des liens de désabonnement clairs et des mentions de confidentialité transparentes. À mesure que l'IA gagne en finesse, les escrocs aussi — d'où l'importance de rester vigilant.
L'avenir de l'email marketing : que nous réserve 2027 et au-delà ?
À l'horizon, l'e-mail s'annonce ultra-personnalisé, piloté par l'IA et soucieux de la confidentialité. D'ici 2028, 60 % des marques utiliseront des agents IA autonomes pour leur marketing en tête-à-tête. Attendez-vous à davantage de contenu dynamique, d'e-mails interactifs et d'intégrations fluides avec d'autres canaux.

Les réglementations sur la vie privée se resserrent, et 78 % des consommateurs réclament un étiquetage clair des contenus produits par l'IA. Les marketeurs devront jongler entre personnalisation, transparence et consentement.
Et ne soyez pas surpris si votre prochain « assistant de boîte de réception » est une IA capable de résumer, prioriser et même répondre à vos e-mails à votre place. (Pour ma part, je salue volontiers ces nouveaux renforts — surtout s'ils peuvent gérer ma boîte de réception du lundi matin.)
Points clés à retenir : ce que disent les statistiques 2026 de l'email marketing
- L'e-mail est incontournable : avec ~4,5 milliards d'utilisateurs et 36 $ de ROI pour 1 $, il doit occuper le cœur de votre stratégie digitale.
- Pensez mobile d'abord : plus de 60 % des ouvertures se font sur smartphone. Le responsive design ne se discute pas.
- Personnalisez tout : la majorité des consommateurs l'attendent. Appuyez-vous sur la segmentation et des stratégies pilotées par l'IA.
- Automatisez pour passer à l'échelle : séquences de bienvenue, rappels de panier et e-mails de réactivation peuvent tripler vos revenus par message.
- Testez et optimisez : suivez vos repères sectoriels, testez les objets et choisissez les meilleurs créneaux d'envoi.
- Tenez-vous à l'écart du spam : appliquez les bonnes pratiques de délivrabilité — double opt-in, authentification et liens de désabonnement clairs.
- Conjuguez IA et confidentialité : appuyez-vous sur des outils d'IA pour des campagnes plus fines, sans renoncer à la transparence ni à la conformité.
Comme le résume Nicole Penn, « de petites améliorations progressives x la constance = de la substance » (CMSWire). En email marketing, chaque envoi est une occasion de faire un peu mieux — et en 2026, ces occasions n'ont jamais été aussi nombreuses.
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Références :
Cet article s'appuie sur les dernières recherches et données de Statista, Constant Contact, OptinMonster, Hostinger, EmailToolTester, Delphin Digital, Gartner, et d'autres.
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